Ma Petite Vigne

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Les Racines du Domaine Naudin Ferrand

Claire NaudinClaire Naudin a repris le Domaine Naudin Ferrand en 1994 pour y apposer son empreinte. Résolument adepte de la viticulture raisonnée, de la production intégrée, elle refuse la standardisation et préfère une approche artisanale de la viticulture durable, avec un interventionnisme minimal. Ses vins de tradition bourguignonne, vins d'émotion, mais aussi vins d'avenir, prennent en compte le bilan carbone. Femme vigneronne, mère passionnee, elle veut transmettre son patrimoine pour notre plus grand plaisir. Voici l'histoire du Domaine Naudin-Ferrand:

1500…

Nos ancêtres « Naudin » vivent à Nantoux et sont « laboureurs » dans les vignes !

1850 – 3 frères

L’un épouse une femme, le deuxième épouse sa sœur, et le troisième (l’aîné) se retrouve seul, il n’y a pas de 3ème soeur… Il épousera une autre femme qui ne le rendra pas heureux.

A son décès, on découvre qu’il lègue ses vignes à la commune de Magny lès Villers…

40 ans plus tard, un de leurs descendants, Louis Naudin, orphelin, est élevé chez un de ses oncles à Ladoix. On l’initie au commerce des petits cochons et à la viticulture.

Il épouse Amélie Bonnardot, native de Magny lès Villers. Bon commerçant, il gagne bien sa vie et vers 1892 il construit à Magny une belle maison… celle que l’on voit désormais dans notre logo.

En 1896, de cette union naît Henri Naudin père, dans la maison familiale. Comme son père il mène une double activité (les cochons de lait et la viticulture). Pourtant sa préférence va à la vigne…

1922 - Claire et Henri

En 1922, Henri Naudin père épouse Claire Deroye, originaire d’une famille d’agriculteurs dans « la riche plaine de l’Auxois », à une trentaine de kilomètres.Claire découvre la vigne mais est très entreprenante. Elle donnera à son mari l’impulsion pour de nouvelles plantations et des achats de vigne.

Claire aimerait qu’il achète des Cortons, des Aloxe Corton même. Ils en ont les moyens. Mais Henri est effrayé par la distance à parcourir avec le cheval… Il reste sur le village ! Henri n’oublie pas l’histoire familiale… Il décide de racheter une partie des terres cédées à la commune par son ancêtre. Elles sont en friche, mais il sait qu’il en fera quelque chose…

Les bonnes années, il vend son vin jusque dans la Loire (à une clientèle d’avocats et de notaires) sous l’étiquette Henri NAUDIN-DEROYE…

Ils ont 2 filles, Jeanne (qui travaillera toute sa vie dans les vignes) et Marie-Thérèse, qui prendra son envol, puis un fils… Henri !

Claire et Henri (père) sauront transmettre leur passion à ce fils. Henri Naudin fils s’oriente très tôt vers la vigne et le vin. Il n’aime pas l’école, qu’il quitte rapidement, et apprend avec son père. En 1947, âgé de 16 ans, il fait ses premières vinifications avec son père ! Il apprend également, avec des jeunes des Hautes-côtes et de la côte, qui veulent progresser dans leur métier. Petit à petit il achète ses propres vignes, plante ses premières parcelles.

Au revoir Henri Naudin

1964 - Liliane et Henri

En 1964 Henri épouse Liliane Ferrand, originaire de Chamboeuf (près de Gevrey Chambertin), et vend son vin sous l’étiquette Henri Naudin-Ferrand. En effet, Henri Naudin père conserve ses propres vignes et sa propre étiquette, et ce jusqu’à sa mort.

Liliane cesse très vite de travailler dans les vignes, pour s’occuper de ses enfants, 3 filles, et pour recevoir la clientèle particulière, qui se développe lentement mais sûrement : le premier « mailing » de Liliane, en 1974, comportait 70 envois manuscrits, de chacun un A4 recto-verso, et Liliane écrit très petit !...

Henri est courageux, et à la fin des années 60, il prévoit de défricher, sortir les cailloux, et planter… de la vigne, en « Bully », sur la terre de ses ancêtres ! Ainsi naît « l’Orchis mascula »…, ou du moins la vigne qui lui donnera le jour, avec la récolte 1998, donc 40 ans plus tard !

1989 -1990 : Anne, Marie ou Claire ?

Liliane et Henri ont 3 filles : Anne, Marie et Claire… Question : pas d’homme pour reprendre le domaine ???

En 1989, Henri se prépare au démantèlement de son exploitation : « que faire avec 3 filles, dont 2 font des études supérieures » ?

Pourtant en 1990, l’espoir surgit :

1991 – Claire Naudin

Après les vinifications 1991 à Magny (sous la direction de son père), puis un stage de 5 mois en Australie (en 1992), et enfin l’obtention d’un diplôme d’ingénieur agronome, et d’un diplôme national d’œnologie, Claire revient définitivement à Magny en Juin 1992.

1er septembre 1993 : Henri Naudin décide que Claire dirigera dorénavant l’équipe ! Claire découvre brutalement une nouvelle dimension de son métier… Au 1er Janvier 1994, Claire s’installe officiellement au domaine et devient donc exploitante à part entière. L’EARL Domaine Henri NAUDIN-FERRAND est créée : Claire en est la gérante. 3 mois plus tard, Henri part en retraite.

En 1997 c’est Liliane qui part en retraite.

En 1999 Claire rachète les parts de ses parents et devient seule associée de l’EARL.

Jusqu’en 2008, ça va ça vient. Anne et Marie se cherchent.

Anne travaille sur le domaine entre 1989 et 1992, puis entre 1995 et 2001, puis de Juillet 2006 à Juin 2007. Elle est aujourd’hui indépendante (Oenalia).

Marie revient sur le domaine en 2007 : Claire, enceinte de son 3ème enfant, malade, l’appelle au secours… Elle prend en main la réception de la clientèle particulière, au caveau ou sur les salons, une partie du secrétariat, et elle participe aux travaux des vignes lors des périodes de pointe.

Claire continue à diriger le domaine, tout en ayant 3 fils (en 2002, 2004 et 2007).

Anne a elle 2 fils, et Marie un fils et une fille.

L’avenir semble assuré…

2009 – L’équipe

Aujourd’hui Claire dirige une équipe de 7 permanents :

Liliane et Henri : désormais retraités, ils ne sont pourtant jamais très loin.

2002 / 2007 - Quelques uns nous ont quitté…

Jeanne, la sœur d’Henri, a travaillé toute sa vie sur le domaine, dans les vignes principalement mais également en cave. Durant les temps morts, elle avait un talent de peintre bien particulier qui lui a permis de prendre en main l’entretien des bâtiments ! Décédée en 2002, il ne se passe pas une journée sans que nous n’ayions une pensée pour elle.

René a fait partie de l’équipe pendant plus de 25 ans. Entré tout jeune, il fut le deuxième employé d’Henri. Toujours très habile, il abattait un travail remarquable dans les vignes. Il est décédé en 2003 des suites d’une longue maladie. Très dévoué et d’une gentillesse à toute épreuve, il reste également très présent à ceux qui l’ont connu.

Gaby a travaillé plus de 36 années au domaine, ce qui est tout à fait exceptionnel en viticulture. Très compétent et polyvalent, il fût le premier employé d’Henri, en 1969. D’ailleurs Henri a toujours dit de lui «  cet homme aurait pu être à son compte. Il a travaillé pour moi comme il l’aurait fait pour lui-même. Il a fortement contribué à la réussite de mon entreprise ». Il coule aujourd’hui une retraite paisible et bien méritée. Nous lui souhaitons qu’elle dure longtemps !

2009 – Une structure d’avenir

Aujourd’hui et depuis plus de 15 ans, le domaine Naudin est dirigé par une femme et c’est un défi quotidien. Il a fallu tout un cheminement pour que Claire puisse libérer du temps pour sa famille. Chantal et Emmanuel ont pris des responsabilités, petit à petit, ce qui a bouleversé les habitudes.

En 2007 Claire fût très malade pendant 2 mois et pourtant le domaine a bien fonctionné, cela prouve la réussite de cette nouvelle organisation.

Mais cela a un coût, le coût de la compétence des salariés, le coût de la précision, de la rigueur dans le travail…

D’ailleurs c’est également une particularité du domaine Naudin : toute sa main d’œuvre est rémunérée. Le mari de Claire ayant son propre domaine, pas question de compter sur lui le dimanche pour aider. Ni sur les enfants, trop jeunes, ni sur les parents, qui ont déjà largement contribué…

En clair ce domaine fonctionne comme toute entreprise « normale ».

Malheureusement la viticulture fonctionne souvent sur d’autres bases : une bonne partie de la main d’œuvre ne touche bien souvent pas de salaire (conjoint, parents, grands parents, enfants etc…), ce qui permet de vendre le vin moins cher. Mais cela qui pose parfois de gros problèmes, car lorsqu’un parent décède, les finances ne permettent pas toujours l’embauche d’un salarié compétent…

Par ailleurs au domaine Naudin, toutes les vignes sont louées : à la famille ou à l’extérieur. Des fermages sont donc payés en contrepartie, ce qui génère également des coûts importants.

Là aussi c’est le fonctionnement normal d’une entreprise.

Pourtant en cela également le domaine diffère de nombreuses exploitations viticoles. Bien souvent les fermages ne sont pas payés, et lorsque les vignes sont en propriété ce capital n’est pas rémunéré.

Où est le problème me direz-vous ?

- D’une part les vins sont vendus moins chers, ce qui nous met en concurrence déloyale

- D’autre part ce type de gestion rend les changements de génération dangereux car encore une fois, rien n’est anticipé… Bien souvent ces domaines sont démantelés au moment des successions.

Finalement, au domaine Naudin, tout a été entrepris pour assurer l’avenir :

et la relève est assurée a priori, puisque Claire a 3 petits garçon, Marie a 2 enfants et Anne a également 2 garçons ! Restera à choisir…



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